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Pourquoi Tocs Passerelles ?

Lorsque une jeune femme de notre famille, s’est vue diagnostiquer un Trouble Obsessionnel Compulsif, nous nous sommes tous sentis, très seuls. Et ce sentiment est devenu un état de fait. Le médecin qui la suivait ne donnait aucune information, pire encore, refusait de recevoir ses parents afin de les éclairer quant à la maladie et les guider. L’inexpérience manifeste de cette pathologie chez ce psychiatre était telle qu’il ne pouvait que refuser de nous assister. Cette méconnaissance s’est avérée par la suite lourdement préjudiciable pour ce qui était du soutien auprès de la jeune souffrante. Nous avons en famille, navigué à l’aveugle et commis bien des erreurs. Car accompagner une personne souffrant de TOCs est délicat et peut s’avérer terriblement compromettant pour elle. Il a fallu que la famille se documente découvrant ainsi une grande partie de la littérature sur la maladie. Ces recherches ont été longues et terriblement éprouvantes.

La conclusion que nous avons faite est atterrante: il n’existe en Suisse aucun centre, ni aucun service hospitalier pouvant accueillir et traiter les personnes souffrant de TOCs (thérapie, mise en exposition). Rares sont les spécialistes et psychiatres ayant une réelle expérience des ces troubles.
Tocs Passerelles souhaite apporter des informations concrètes, des liens, une écoute et un soutien pour les malades mais aussi pour les familles et les proches aidants.

Nos objectifs sont :
– Aider les malades et leur famille à mieux démystifier la maladie en partageant et proposant des pistes, des liens
– Informer notre société ainsi que les professionnels de la santé sur cette pathologie, afin de la diagnostiquer au plus vite
– Soutenir, promouvoir toutes les actions visant les soins ou l’accompagnement des personnes en souffrance et/ou de leurs proches aidants

Si vous-même êtes touché par cette maladie, ou si vous, proche aidant avez le sentiment d’être dépassé, seul, incompris ou si vous avez simplement envie d’échanger, n’hésitez pas à nous contacter. Partager ses doutes, sa souffrance, c’est déjà se sentir moins isolé.

Agathe Gumy